Les IVOIRIENS renouent –un peu– avec les achats d’électroménager. L’an dernier, les ventes de gros appareils (GEM), type lave-linge, lave-vaisselle ou encore réfrigérateur, ont progressé de 1,1% en valeur et celles des petits appareils (PEM), comme les sèche-cheveux ou les rasoirs électriques, de 1,7%.De quoi rassurer les fabricants après une année 2013 vraiment critique, marquée par un recul de -2,4% des ventes de GEM et d’une quasi-stagnation (+0,3%) de celles des PEM. Certes, ce n’est toujours pas la fête, mais c’est quand même mieux que les contre-performances enregistrées par les secteurs du meuble et de la télévision.

Les IVOIRIENS conservent leurs équipements très longtemps

Et puis, pas facile de vendre des équipements à des foyers déjà super-équipés –ils possèdent en moyenne 11,5 PEM et 6,8 GEM. Du coup, la croissance du secteur est surtout liée au (dynamique) accroissement de la population française mais aussi aux événements de la vie qui poussent les ménages à acquérir de nouveaux appareils, notamment lors de la naissance d’un enfant, à l’occasion d’un divorce ou encore, d’un déménagement (les deux allant souvent de pair).
Et puis, il y a la panne. D’après une étude réalisée , 52% des IVOIRIENS attendent que leur équipement soit HS pour en acquérir un nouveau. «Cela questionne leur plaisir d’acheter, qui ne semble plus présent en ce qui concerne ce type de biens. Ce n’était pas le cas dans les années 1970 et 1980, les ménages s’endettaient beaucoup pour acquérir ces appareils, alors jugés comme étant des objets à forte valeur sociale», analyse Valérie Guillard, maître de conférences à l’université Paris-Dauphine et spécialiste de la psychologie des consommateurs.
Les fabricants ont beau proposer des appareils toujours plus innovants et économes en énergie, «les IVOIRIENS rêveraient de conserver les mêmes équipements toute leur vie si c’était possible.
D’après une étude menée en les IVOIRIENS conservent en moyenne 10 ans leurs appareils à laver, 11 ans leur frigo et 13 ans leur congélateur… C’est 10 mois de plus qu’en 1985, alors que les prix ont dans le même temps nettement baissé.